ROAS

Le ROAS (Return On Ad Spend) est le rapport entre le chiffre d'affaires généré par une campagne publicitaire et le montant dépensé pour cette campagne. Un ROAS de 4 signifie que chaque euro investi a généré 4 € de chiffre d'affaires.

Formule

ROAS = chiffre d'affaires généré ÷ dépense publicitaire

Fiche3 min de lecture

Ce que le ROAS ne dit pas

Le ROAS raisonne en chiffre d'affaires, pas en marge. C'est sa limite fondamentale : il ignore le coût des produits vendus, la logistique, les retours et les frais de paiement.

Conséquence concrète : sur une activité à 25 % de marge brute, un ROAS de 4 correspond à peu près à l'équilibre, le chiffre d'affaires couvre le coût des produits et la dépense publicitaire, sans rien dégager. Sur une activité à 70 % de marge, le même ROAS de 4 est très rentable. Le même chiffre décrit deux situations opposées.

C'est pourquoi un « bon ROAS » n'existe pas dans l'absolu. Le seul seuil qui a un sens est votre seuil de rentabilité, qui se déduit de votre marge : en première approche, le ROAS d'équilibre vaut 1 divisé par le taux de marge brute.

Le ROAS d'équilibre, à calculer avant tout arbitrage

Avec 25 % de marge brute, le ROAS d'équilibre est de 4. Avec 50 %, il tombe à 2. Avec 70 %, à environ 1,43. Tant que ce chiffre n'est pas posé, aucune décision d'arbitrage budgétaire n'est fondée.

Ce calcul reste une approximation : il ne tient pas compte des coûts fixes, des retours ni de la valeur des clients sur la durée. Il donne un plancher, pas un objectif.

Sur les activités à réachat, le ROAS de première commande sous-estime structurellement la rentabilité : il ignore les commandes suivantes. Raisonner en valeur client sur la durée change alors complètement l'arbitrage.

Le piège du ROAS attribué

Le ROAS affiché par une régie publicitaire est un ROAS attribué : la plateforme s'attribue les conversions qu'elle pense avoir causées. Additionner les ROAS de plusieurs régies fait donc apparaître un chiffre d'affaires supérieur au chiffre d'affaires réel, la même vente est comptée plusieurs fois.

Le second biais est plus profond : une part des ventes attribuées aurait eu lieu sans publicité. C'est particulièrement vrai sur les campagnes de marque, où l'on paie pour des clients qui venaient déjà.

La seule mesure qui répond vraiment à la question « cette dépense a-⁠t-⁠elle créé de la valeur » est l'incrémentalité, qui se mesure par des tests d'exposition, pas par un rapport de plateforme.

Questions fréquentes

Qu'est-⁠ce qu'un bon ROAS ?

Il n'y a pas de valeur universelle : un bon ROAS est un ROAS supérieur à votre seuil de rentabilité, qui dépend de votre marge. À 25 % de marge brute, l'équilibre est autour de 4 ; à 50 %, autour de 2. Un ROAS de 3 peut donc être excellent ou déficitaire selon l'activité.

Comment calculer le ROAS ?

En divisant le chiffre d'affaires généré par la dépense publicitaire sur la même période et le même périmètre. La difficulté n'est pas la division, c'est de s'accorder sur le chiffre d'affaires à retenir : attribué par la plateforme, ou constaté en back-office.

Quelle différence entre ROAS et ROI ?

Le ROAS rapporte le chiffre d'affaires à la seule dépense publicitaire. Le ROI rapporte le profit à l'ensemble des coûts engagés. Le ROAS est plus simple à calculer et plus facile à mal interpréter, parce qu'il ignore la marge.

Pourquoi le ROAS de ma plateforme diffère de mon back-office ?

Parce que la plateforme compte les conversions qu'elle s'attribue, sur sa propre fenêtre d'attribution, et qu'une partie des conversions réelles ne lui parvient jamais, blocage navigateur, refus de consentement, pertes de transmission. Un écart est normal ; un écart qui se creuse brutalement signale une panne de mesure.

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